jeudi 26 novembre 2020

A la recherche de l’âme soeur en Asie… Connais toi, toi-même ! (1ere partie)

 



« Divorcés, veufs, célibataires endurcis mais un brin fatigués du célibat… secouez-vous et prenez donc un vol pour l’Asie afin de sortir de votre solitude ! »… Tel pourrait être le slogan d’une agence matrimoniale ou d’un site de rencontre pourvoyeur de compagnes ou d’épouses pour tous ceux qui sont en quête de l’âme sœur. Bien entendu, pour suivre cette recommandation encore faudrait il que les aéroports de l’Asie puissent enfin s’ouvrir… mais ne doutons pas que cela finisse par se produire un jour et que cette pandémie de la COVID prenne fin…


Maintenant, il est certain que si vous êtes réfractaire au charme des yeux bridés et à la vie en Asie, si vous n’êtes pas touché par ce « mal jaune » auquel faisait allusion Jean Lartéguy dans un de ces romans que je lisais pendant mon adolescence, cette série de billets n’est bien évidemment pas faite pour vous... Le mieux que nous ayons à vous recommander dans ce cas c’est donc de continuer à méditer solitairement… sur votre solitude… quelque part du coté de Romorantin ou de Garges-lès-Gonesses… Après tout, des tas de gens vivent très heureux comme cela et sont parfaitement équilibrés, illustrant ainsi la chanson de Gilbert Bécaud, « La solitude ça n’existe pas… ».

Telle n’est toutefois pas mon approche de la vie cependant et c’est pour cela que j’ai un jour embarqué pour cet Orient souvent « compliqué »… et parfois même certains jours, un brin « extrême »……

Pour en revenir au sujet de cet article, voyant l’intérêt généralement suscité par le thème des rencontres féminines en Asie, j’ai donc eu l’idée de rédiger une série de billets un peu plus sérieux que d’habitude afin de m’exprimer sur un thème qui je n’en doute pas, en interpellera plus d’un... Bien évidemment il se trouvera encore des lecteurs pour dire que j’enfonce des porte ouvertes, que j’écris des banalités et des évidences sans nom car tout cela ils le savent déjà, que je généralise à l’excès… sauf que si je me fie au nombre de gens qui se sont fait « couillonner » ou ont échoué dans cette recherche de l’âme sœur par delà les frontières, je me dis qu’il y a encore beaucoup à faire en la matière…

Désolé mesdames, mais au risque d’être accusé de sexisme, ce billet s’adressera surtout aux hommes… encore que je connaisse des Occidentales qui ont-elles aussi franchi le pas et sont venues convoler ou vivre avec des partenaires asiatiques. Si vous voulez nous faire part de vos suggestions ou observations pour compléter mon article, elles seront donc les bienvenues…

Avec le recul que me procurent une dizaine d’années de vie de couple avec une femme asiatique… précédées tout de même de pas mal de « péripéties » antérieures vécues sous diverses latitudes du fait de mon précèdent métier… et ce que j’ai pu observer autour de moi en Thaïlande dans mon entourage relationnel... je vais donc vous livrer ici quelques réflexions qui bien entendu n’engagent que moi et que chacun pourra commenter à sa guise…


Mon premier billet sera consacré à illustrer une citation chère à Socrate, même si elle n’est pas de lui, à savoir « Connais toi, toi même… ». En effet, inutile de vous lancer dans la recherche d’une partenaire asiatique si vous n’avez pas commencé par dresser un point de situation, plus que sérieux, vous concernant… Dans le cas inverse, croyez moi, c’est l’échec quasi assuré et beaucoup de désillusions. Si on dit souvent pour savoir on va, encore faut il savoir d’où l'on vient… il faut aussi savoir qui on est et ce que l’on recherche…

Après cette première étape, j’aborderai la question du comment trouver cette âme sœur à travers un billet que j’intitulerai « L’improbable rencontre »… J’y passerai en revue quelques une des principales façons de rencontrer une personne inconnue vivant à des milliers de kilomètres, sachant que cette liste n’est bien entendu pas exhaustive et que mon propos à relativiser reposera sur les enseignements que j’ai retiré de ce ce que j'ai appelé ma phase de « prospection »…

Cet article sera suivi d’un troisième volet dont l’objet sera de préciser le point de vue de la partie, non pas adverse j’espère, mais conjointe, et dont le libellé sera « Et elle qu’attend t-elle ? ». Cet article sera rédigé en développant un certain nombre de points déjà abordés dans un précèdent article rédigé avec le concours de mon épouse, du moins sur le plan des idées, car question maîtrise de la langue française elle est encore loin, très loin… du niveau B1 du FLE…

Je terminerai enfin cette série de billets sérieux en abordant le thème de « La vie à deux dans un couple multiculturel », sujet particulièrement complexe en raison des différences existant entre les deux conjoints, différences encore accentuées par la problématique de l’expatriation et de l’éloignement géographique pour au moins un des deux, mais aussi du fait que chaque personne a sa propre personnalité et son propre vécu. Il ne s’agira donc pas, j’insiste sur ce point, de développer des stéréotypes mais de donner des points de référence, qu’il appartiendra à chacun de faire ou pas siens, en fonction de sa propre situation et de ses propres attentes…

 

Et puisqu’il faut commencer et bien débutons par cette petite introspection sans prétention ni exhaustivité, histoire de vous positionner correctement sur le « marché de la rencontre » en évitant le plus possible les erreurs de casting comme on dit…

Le premier point important avant toute recherche de partenaire en Asie c’est d’être bien conscient de son propre âge car c’est là une donnée à ne pas négliger... et pourtant combien ont tendance à le faire…

Le problème et partant la solution à lui apporter, ne seront en effet pas identiques suivant que vous êtes un jeune diplômé fraîchement émoulu d’une école de commerce et débutant une carrière en expatriation… ou un retraité en situation de célibat ou de post-divorce, venu réchauffer ses vieux os au soleil des tropiques… Pour le jeune plein d’avenir qui débarque en Asie il ne devrait pas y avoir trop de soucis pour rencontrer quelqu’un de même niveau social, intellectuel… et d’un âge voisin du sien que ce soit dans le travail ou dans le réseau relationnel lors des sorties. Je dirai simplement qu’il convient toutefois dans ce type de situation de rester prudent car à vingt cinq ans on n’a pas nécessairement ni le même recul sur la vie que quelqu’un de plus âgé, ni la même expérience des relations féminines, en particulier de la psychologie des partenaires qu’on va rencontrer… L’euphorie de la découverte d’un nouvel environnement géographique et humain, l’attrait nouveau d’un certain charme exotique… sans oublier le déficit affectif découlant de l’éloignement de l’entourage familial et des amis de France, font en effet qu’à cet âge là on est souvent sentimentalement « fragilisé » et qu’on a vite fait de s’attacher…

Pour quelqu’un de plus âgé et dont le cuir a été tanné par les péripéties de la vie, le principal problème sera surtout de ne pas céder de façon exagérée à la tentation de l’esthétique et de la jeunesse… En règle générale, tout célibataire qui débarque en Asie recherche une compagne plus jeune, sachant toutefois que jusqu'à un certain âge, cette dernière fera généralement dix ans de moins que son âge réel. Au risque d’irriter certains lecteurs et en demandant par avance pardon à mes amis mariés a des femmes parfois beaucoup plus jeunes qu’eux et qui sont pleinement heureux,  je vous confierai que j’ai pour habitude de dire de façon humoristique que jusqu'à dix ans d’écart c’est de la gourmandise, entre dix ans et vingt ans c’est de la gloutonnerie et qu’au delà de vingt ans on flirte avec la goinfrerie pour ne pas dire dans certains cas l’inconscience... Pourquoi une telle appréciation aussi dure de ma part même si c’est là bien évidemment un trait d’humour ? Et bien tout simplement parce que j’estime, mais ce n’est que mon point de vue personnel, d’une part que la différence d’age induit des besoins et des possibilités physiques différentes entre les deux conjoints, que la perception des choses de la vie n’est pas la même au sein du couple, que les aspirations à un style de vie donnée peuvent différer considérablement… d’autre part, que cela va entraîner lors du « grand départ », le notre bien évidemment, pas mal de difficultés pour le conjoint survivant. Malheureusement tout le monde n’anticipe pas suffisamment sur ce sujet… D’aucuns me rétorqueront que l’on ne sait pas qui des deux partira le premier et c’est exact, mais si on raisonne en termes statistiques, prendre un conjoint de vingt ans plus jeune revient à accepter le fait qu’il va devoir se débrouiller seul ou presque pendant un quart de siècle… Pour rester sur une note positive tout de même et me faire pardonner par mes camarades, je renvoie à cette citation d’un vieux philosophe de comptoir installé au pays du sourire qui disait sur un forum « Ce qu’il y a de bien en Thaïlande, c’est que la femme avec laquelle je finirai ma vie n’est pas encore née… » . A méditer…

Au delà de ce que je viens d’écrire, il faut aussi se rappeler que la jeunesse en soi n’est pas tout et elle s’accompagne souvent de certaines attentes psychologiques qu’on ne saurait décevoir… sauf à être parfois le dernier des « salauds ». Quand on se marie avec quelqu’un de beaucoup plus jeune qui nous apporte sa fraîcheur et nous permet parfois de reprendre goût à la vie, j’estime qu’il est exclu de lui demander de renoncer au besoin le plus légitime qui soit pour une femme, à savoir le besoin de maternité. Si l’on se sent la disponibilité d’esprit, les ressources physiques… et la capacité financière nécessaires pour assumer pas seulement la venue d’un enfant mais aussi et surtout la gestion de son éducation, de son adolescence et des premières années de sa vie d’adulte… pas de souci, en avant ! Mais pour devenir père à l’âge certains sont grand père, il ne faut pas perdre de vue qu’il faut avoir la santé, beaucoup de patience, accepter l’idée du retour aux couches, aux nuits écourtées et aux biberons… ce qui revient à tirer un trait sur certaines choses qui font le plaisir de la vie une fois arrivé à un certain moment de l’existence comme par exemple les voyages... A chacun toutefois de se positionner par rapport à tout ceci, sachant que même si on retarde l’échéance, il faudra un jour ou l’autre traiter le problème si la future épouse ou compagne n’a encore jamais eu d’enfant…


A suivre...


2 commentaires:

  1. Entièrement d'accord avec votre billet.
    J'aimerais savoir ce qui rend les femmes Thaïes plus attractives que d'autres... même si d'une manière générale, les femmes asiatiques ont souvent la préférence des occidentaux.

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    1. Même si je pense qu'il y a une grande part de fantasmes derrière cette séduction... il n'en demeure pas moins vrai qu'il y a aussi "autre chose"... En attendant que je développe ce point dans un futur article, vous pouvez toujours lire l'article précédent consacré à la poupée asiatique et ecrit avec mon épouse qui remet un peu les pendules a l'heure...

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